Mercredi 5 décembre: Bamako-Mopti-Ouagadougou (GABS- GAMB-DFFD)

Le réveil est plutôt pénible. On a un peu forcé hier soir et les 3 heures de sommeil n'ont pas été suffisamment réparatrices. Notre pompier-taximan nous ramène à l'aéroport où nous retrouvons F-BLOR que nous avons fait nettoyer pour arriver présentable à Ouaga. Heureusement, c'est Alain qui prend les commandes, car j'ai besoin de me reposer. Le survol en cheminement sur les méandres du fleuve Niger et les périmètres rizicoles de l'Office du Niger, somptueux, nous enchante et nous apaise par sa beauté et sa majesté. On survole Ségou en ayant une pensée pour Albert Zarth, patron de l'hôtel Djoliba et pilote d'ULM, que j'ai prévenu hier de notre passage. A l'arrivée à Mopti on trouve effectivement les 100 litres de 100LL de l'ACO et les opérations d'avitaillement sont de plus en plus pittoresques au fur et à mesure qu'on progresse en Afrique puisqu'il nous faut à présent six opérateurs, dont un pour tenir le seau sous les fuites ! Nous avons fixé l'heure d'arrivée à Ouaga à 17:45 heures, juste avant la tombée de la nuit, pour permettre aux enfants et aux copains d'être présents. On a donc le temps de faire un tour de ville à Mopti, qu'Alain ne connaît pas, et d'aller flâner sur les bords du fleuve et au marché.




On finit par un coca au bar Bozo, comme il se doit. Décollage de Mopti pour notre dernière étape avec tout d'abord le survol de la falaise Dogon.


Ensuite c'est du connu: Ouahigouya, l'entrée dans la TMA de Ouaga, le barrage Kanazoé, ... L'émotion commence à monter quand on établit le contact avec Ouaga TWR sur 118.1. Ensuite quand nous amorçons notre descente, on entend sur la fréquence les clearances de décollage pour les avions de l'aéroclub XT-ACC, XT-ARP et pour Jean Salamé. A ce moment, mes yeux se brouillent quand je comprends que c'est toute l'aviation générale de Ouaga qui vient à notre rencontre au secteur Novembre. Alain devient nerveux, car nous sommes quatre avions au même point, à 2 000, 3 000, 4 000 et 5 000 ft QNH. Le contrôleur stresse un peu, car il a en même temps un vol commercial au décollage sur la 04 et les deux hélicos de l'armée dans le circuit pour répéter les exercices du défilé de la fête des 47 années d'indépendance.
Tout est bien qui finit bien et les bouchons de champagne sautent sur le tarmac après les formalités d'immigration. Il y a la famille, les collègues, les pilotes, mais aussi le bureau de piste et l'ASECNA.

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